Un espace de mouture artisanale à Pech Maho (Sigean, Aude) à la fin du iiie s. av. J.-C.
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Eric Gailledrat
Samuel Longepierre
Anne-Marie Curé
Les recherches menées sur l’oppidum de Pech Maho à Sigean
(Aude, France) ont principalement documenté la phase récente du
site (fin ive-fin iiie s. av. J.-C.). C’est en particulier le cas du quartier
méridional ou îlot I, adossé au rempart, qui comporte alors plusieurs
bâtiments abritant un certain nombre de fonctions économiques,
entre stockage et travail du métal.
Le réexamen des données de fouille anciennes concernant l’une
des maisons de ce quartier, interprétée jusque là comme une probable
résidence de marchand ou d’artisan, invite aujourd’hui à en
proposer une nouvelle lecture.
L’attribution à un dispositif artisanal d’une meule de dimensions
importantes mise au jour dans ce contexte témoigne en
effet d’une activité de mouture dépassant les besoins d’une simple
maisonnée. La confrontation avec le reste du mobilier, notamment
céramique, évoque ainsi un espace spécialisé associant la mouture
à d’importantes capacités de stockage et de redistribution. Enfin,
l’emploi intense de l’écriture ibérique doit ici être mis en relation
avec la tenue de comptes et, plus généralement, avec la vocation
économique de ce bâtiment.
Le degré de spécialisation de ce dernier renvoie de manière plus
générale au mode de fonctionnement et à l’organisation interne de
ce site à vocation emporique, caractérisé par l’omniprésence des
activités d’échange et de production, pour certaines manifestement
contrôlées par les représentants d’un pouvoir local.
(Aude, France) ont principalement documenté la phase récente du
site (fin ive-fin iiie s. av. J.-C.). C’est en particulier le cas du quartier
méridional ou îlot I, adossé au rempart, qui comporte alors plusieurs
bâtiments abritant un certain nombre de fonctions économiques,
entre stockage et travail du métal.
Le réexamen des données de fouille anciennes concernant l’une
des maisons de ce quartier, interprétée jusque là comme une probable
résidence de marchand ou d’artisan, invite aujourd’hui à en
proposer une nouvelle lecture.
L’attribution à un dispositif artisanal d’une meule de dimensions
importantes mise au jour dans ce contexte témoigne en
effet d’une activité de mouture dépassant les besoins d’une simple
maisonnée. La confrontation avec le reste du mobilier, notamment
céramique, évoque ainsi un espace spécialisé associant la mouture
à d’importantes capacités de stockage et de redistribution. Enfin,
l’emploi intense de l’écriture ibérique doit ici être mis en relation
avec la tenue de comptes et, plus généralement, avec la vocation
économique de ce bâtiment.
Le degré de spécialisation de ce dernier renvoie de manière plus
générale au mode de fonctionnement et à l’organisation interne de
ce site à vocation emporique, caractérisé par l’omniprésence des
activités d’échange et de production, pour certaines manifestement
contrôlées par les représentants d’un pouvoir local.
Paraules clau
molins, edat del ferro, França
Article Details
Com citar
Gailledrat, Eric et al. «Un espace de mouture artisanale à Pech Maho (Sigean, Aude) à la fin du iiie s. av. J.-C». Revista d’arqueologia de Ponent, 2014, núm. 24, p. 331-46, http://raco.cat/index.php/RAP/article/view/288723.
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