La tradition italienne du roman de chevalerie dans le miroir du "Don Quichotte"

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Nicola Morato

La tradition italienne du roman de chevalerie et le Don Quichotte ont été mis en relation principalement de deux manières.
En premier lieu, la critique moderne a souvent rapproché le Quichotte du Roland furieux de l’Arioste en raison
d’un dialogue à la fois textuel et structurel d’une grande complexité, s’étalant sur plusieurs niveaux de composition ;
en outre, la réception et la canonisation des deux chefs-d’oeuvre, successifs mais idéalement conjoints, ont été liées à
la dissolution de l’idéal chevaleresque, à la fondation du roman moderne, et même à la naissance de l’idée moderne
de l’Homme. En deuxième lieu, le Quichotte représente une sorte de « stade du miroir » du genre après Chrétien de
Troyes, un lieu de convergence dans lequel prend forme une image identitaire des textes et des traditions. Ainsi, on
affirme souvent que les récits arthuriens et l’épopée en français d’Italie, les cantari, ainsi que les poèmes de Pulci, de
Boiardo, tous anticipent ou préfigurent tel ou tel aspect du roman de Cervantès ou de son protagoniste. Nous aborderons
ces questions en suivant les chemins des textes et de la critique, et les aventures et mésaventures d’Angélique
dans l’histoire littéraire entre Italie et Espagne.


 

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Com citar
Morato, Nicola. «La tradition italienne du roman de chevalerie dans le miroir du “Don Quichotte”». Tirant (Butlletí informatiu i bibliogràfic de literatura de cavalleries), 2019, núm. 22, p. 17-32, https://raco.cat/index.php/Tirant/article/view/381763.